Depuis 2008, Libraries Without Borders US déploie des programmes d’accès aux livres et à l’apprentissage au plus près des habitant·es, guidée par une conviction : la confiance ne se décrète pas, elle se construit.
En s’ancrant dans des relations durables avec les communautés, notamment immigrées, et les acteurs locaux, l’association américaine répond à un enjeu crucial : créer les conditions pour que les familles se sentent reconnues, en sécurité et capables d’agir. Une base indispensable là où les institutions peinent encore à atteindre les plus vulnérables.
Aux États-Unis, le durcissement du débat politique sur l’immigration accentue la vulnérabilité de nombreuses familles déjà marginalisées. Dans le même temps, beaucoup restent privées d’un accès régulier aux livres et à la lecture. Les plus touchées cumulent précarité économique, barrières linguistiques et instabilité du logement. Leurs enfants sont aussi ceux qui possèdent le moins de livres et se voient le moins représentés dans les récits qui leur sont proposés.
Face à ces défis, LWB US agit à l’échelle nationale, en s’appuyant sur des partenaires de terrain. Pour Lovesun Parent, directrice de l’organisation aux États-Unis, les bibliothèques ne sont pas seulement des espaces éducatifs, ce sont aussi des leviers de mobilité sociale et des lieux de confiance. « Nous tenons trop souvent la confiance des communautés pour acquise », souligne-t-elle. Mais elle se construit, dans la durée, à partir des besoins et des réalités des personnes.
Cette philosophie se traduit par des actions concrètes, déployées dans des contextes très divers. Après l’ouragan Maria à Porto Rico, l’organisation a installé des bibliothèques Ideas Box pour répondre à l’urgence. Sur le long terme, elle développe aussi des programmes comme Wash & Learn, qui transforme des laveries automatiques en espaces d’apprentissage informels pour les enfants et leurs familles.






