Dans le district de Cox’s Bazar, au sud-est du Bangladesh, s’étend le plus grand camp de réfugié·es au monde. Depuis août 2017, près d’un million de Rohingyas y vivent dans des conditions de grande précarité, après avoir fui les persécutions en Birmanie. Avec eux, une langue et une culture essentiellement orales, aujourd’hui menacées de disparaître avec l’exil.
Pendant huit ans, aux côtés de nombreux partenaires locaux, Bibliothèques Sans Frontières a déployé des bibliothèques physiques et numériques à travers le camp – non seulement pour donner accès à la connaissance, mais aussi pour aider les jeunes générations à recueillir et transmettre la mémoire de leurs aîné·es. BSF y a mené l’une de ses plus longues missions, jusqu’au printemps 2026 – date à laquelle l’organisation a transmis le relais aux médiateur·ices locaux·ales, formé·es pour faire vivre les bibliothèques dans la durée.
Des espaces sécurisants pour continuer d’apprendre
Parmi les publics prioritaires : les jeunes. « Dans le camp de Kutupalong, ils se retrouvent privé·es d’école, d’activités culturelles et d’espaces de socialisation. Or, sans apprentissage ni accès au savoir, il n’y a pas d’avenir possible », explique Julie Pinochet, coordinatrice des programmes « Crises et nouvelles géographies » de BSF.




